L’obéissance

L’obéissance

L’obéissance est la valeur qui nous conduit un peu plus au cœur de nous-mêmes. Ce que nous pressentions se confirme : l’autorité véritable est intérieure et ne peux en aucun cas dépendre de l’extérieure. Nous faisons mieux la différence entre « avoir de l’autorité » (extérieur à soi) et « être l’autorité » (qui vient de soi). Cette valeur nous fait comprendre et accepter que l’être obéissant est disponible, à l’écoute des informations provenant de son être profond. L’expérience humaine passe alors sous le contrôle de l’intuition et du ressenti. Nous commençons à opérer un transfert de compétences entre l’humain (lieu de l’expérience) et l’âme (le souffle qui anime l’expérience).

 

La valeur obéissance est donc ce qui permet d’accomplir une volonté supérieure. L’âme ne nous est donc obéissante que si nous avons su cerner les desseins divins qui sont en jeu. C’est peut-être le sens caché de l’expression messianique « que ta volonté soit faite », c’est-à-dire quand notre esprit (et donc notre parole) traduit une perfection qui s’accomplit à travers nous. Obéir devient le privilège et la force de la personne qui a conscience de recevoir l’aide au plus haut niveau et qui l’implore du plus profond de son être. Comme si l’être humain était l’ultime maillon sur la trajectoire divine qui peut tout faire réussir ou tout faire échouer. L’âme obéit à la création, à la source, en créant dans les mondes subtils ce que nous devrons à notre tour réaliser et manifester. Par l’obéissance, nous préservons la cohérence du modèle divin dans l’infiniment petit de nos cellules.

La tempérance

La tempérance

La tempérance permet de réguler peu à peu nos énergies et de ramener les informations intérieures (émotions, sentiments, pulsions) et les événements extérieurs à une juste proportion. Nous apaisons les excès du mental et les souffrances qui en découlent. Nous devenons peu à peu spectateurs des agitations de l’ego (le moi conscient). Le besoin d’équilibre se fait plus précis, ainsi que notre volonté de jeter un pont entre nous et l’autre pour permettre le jeu des complémentarités. Pacifier notre nature si humaine pour en faire émerger d’autres pensées, d’autres gestes, d’autres mots.

En effet, la nature hautement vibratoire de l’âme ne peut se mouvoir que dans ce qui est déjà compris, donc apaisé. À l’image du bloc de glace qui fond et dont l’eau épouse toutes les formes rencontrées, la tempérance nous donne de la souplesse, de l’adaptabilité. Nous acceptons de nous mettre à l’écoute de nous-mêmes pour entrer en résonance avec la vie intérieure d’où la vie extérieure procède. La tempérance suggère un chemin accompli par l’âme vers un point de rencontre dans notre intelligence. Mais c’est à nous de la rejoindre par la compréhension et la prise de conscience pour recevoir d’elle davantage de lumière. Dans l’accomplissement de notre vie, la tempérance marque le moment où l’on sait que toute rencontre passe par notre nature apprivoisée. Sur le plan humain, nous sommes invités à nous accomplir et c’est ce qui trace le chemin, impose la force de l’intelligence. À cette condition, la présence de l’âme se dévoile.

La justice

La justice

La justice permet de reconnaître ce qui nous appartient et ce qui ne nous appartient pas, de faire la différence entre nos projections sur le monde et celles d’autrui. Nous apprenons à abandonner peu à peu tout jugement, à nous centrer et comprendre que nous devons nous respecter. C’est ce que nous avons commencé de faire en activant les trois premières valeurs. Nous ne connaissons ni les tenants ni les aboutissants de ce que nous vivons et de ce que les autres vivent. Nous apprenons à rectifier au fur et à mesure de nos prises de conscience.

La justice correspond au chakra du cœur et incarne l’amour, comme une opportunité d’approcher le meilleur de nous-mêmes. Dans cette valeur, nous sommes en direct avec notre intériorité, ce qui permet de pressentir l’amour divin à travers l’amour humain. Elle a le pouvoir de nous placer au « centre » quand on a appris à fonctionner sur les autres valeurs. Elle est la valeur du discernement de nos talents et de leur accomplissement, du discernement vis-à-vis de ce que l’on pense, de ce que l’on vit intérieurement. C’est la valeur du respect vis-à-vis de soi et de l’amour qui nous fait chercher en tout la rencontre avec le principe créateur. La justice est le point de rencontre qui nous fait entrevoir la cohérence de tout ce qui existe.

La tolérence

La tolérance

La tolérance nous apprend que les autres sont les images animées de notre propre rayonnement. Elle est la valeur qui nous implique le plus dans notre relation au monde. Elle nous fait reconnaître que l’autre, comme nous, est un être spirituel venu vivre une expérience humaine. Ne pas laisser la différence envahir et dominer notre côté humain et nous mener à la haine ou l’indifférence. Cette valeur nous place sur le chemin de l’amour en passant par une réconciliation avec nous-mêmes. Ce que nous observons chez l’autre est en grande partie une projection de ce que nous ne saisissons pas en nous ou de ce que nous ne voulons pas voir.

 

Si l’individu ne parvient pas à vivre cette valeur malgré ses efforts, l’âme s’ajustera à ce qu’il pourra exprimer selon sa compréhension ; elle sera tolérante envers lui par amour pour lui. La tolérance de l’âme a le pouvoir de compenser ce qui n’a pas eu lieu selon le schéma possible. C’est pourquoi le pardon est rattaché à cette valeur qui veille à ce que cela se fasse autrement afin que rien ne soit dérangé dans l’ordre divin. La tolérance, c’est ne rien vouloir de plus que ce que l’individu peut.